Tokyo, la capitale des motos légendaires, marque un tournant historique. Le gouvernement métropolitain a décidé d'interdire la vente de motos à essence à compter de 2035. Cette décision témoigne d'une volonté forte de transition vers une mobilité durable, mais elle soulève également de nombreuses questions.
L'impact de l'interdiction sur le marché des motos
Il est essentiel de souligner que cette mesure ne concerne que les modèles neufs. Les motos existantes continueront d'être utilisées, et il n'y a pas d'interdiction nationale ni de confiscation. Cela dit, la portée symbolique de cette décision est indéniable.

Comparée à l'Union européenne, qui a récemment ajusté son calendrier sur la sortie du thermique à cause des réalités du marché, Tokyo reste inflexible. La vente de cars à essence doit cesser en 2030, tandis que celle des motos est prévue pour 2035. Cela illustre une stratégie audacieuse mais risquée.
Une stratégie technologique mixte
Le Japon a adopté une approche où l’accent est mis sur une stratégie technologique mixte. Bien que le pays abrite des légendes comme Honda, Kawasaki, Yamaha, et Suzuki, la transition vers l'électrique pour les motos demeure lente. Actuellement, seulement 12 % des motos neuves vendues à Tokyo sont électriques. Le but est d'atteindre 35 % d'ici 2030, puis 100 % en 2035.
Les obstacles à surmonter
Malgré cette ambition, plusieurs défis persistent. L'absence d'une infrastructure adéquate, les coûts élevés des motos électriques et la portée limitée des modèles disponibles posent problème. À cela s'ajoute le fait que le gouvernement ne dispose pas de données précises sur l'impact des motos sur les émissions de CO₂ de la ville.
Une politique incitative en gestation
Pour soutenir la transition, Tokyo prévoit de débloquer plus de 18 milliards de yens en subventions en 2026, allant jusqu'à 480 000 yens par moto électrique. Cependant, cette initiative semble plus être une obligation qu'un choix naturel du marché.

Vers un modèle mondial?
Si Tokyo réussit à electrifier entièrement son parc de motos d'ici 2035, cela pourrait bien devenir un modèle à suivre à l’échelle mondiale. En revanche, un échec pourrait illustrer que changer l'industrie motociclistique nécessite plus qu'une simple loi. La révolution est donc lancée, et l'avenir regarde du côté de l'innovation et de la technologie. Le défi est de taille et incarne les aspirations d'une métropole en quête d'une mobilité durable.





