Entre gilet jaune et triangle de signalisation, bientôt un extincteur pourrait rejoindre l’équipement indispensable de votre véhicule. L’idée, lancée par la Fédération des Forestiers Privés (Fransylva), s’appuie sur la recrudescence des incendies liés aux voitures. Qui n’a pas en tête l’été 2022 en Gironde, où une simple camionnette en surchauffe a embrasé des hectares de pinède ? Plus récemment, à Marseille, une voiture enflammée a déclenché un vaste brasier, rappelant que chaque minute compte.
Un extincteur bientôt dans tous les coffres ?
Antoine d’Amécourt, président de Fransylva, l’a clairement souligné : « Pour contenir un feu naissant, il faut agir sur-le-champ avant l’arrivée des secours. » Plusieurs voisins européens — Allemagne, Belgique, Pologne, Bulgarie — exigent déjà ce petit équipement salvateur dans la voiture. En France, les ventes d’extincteurs automobiles ont d’ailleurs bondi, signe que les conducteurs anticipent cette évolution.
L’appel aux secours reste primordial
Avant de glisser votre extincteur sous le siège, n’oubliez pas qu’il ne se substitue pas aux pompiers : savoir l’utiliser demande un minimum de formation. Si l’extincteur peut parfois circonscrire un début d’incendie, rien ne remplace un appel rapide au 18 ou au 112. Mieux vaut prévenir que guérir, mais toujours garder en tête que la sécurité routière repose sur la responsabilité et le bon réflexe de contacter les secours.




